Mercredi 25 juin 2008
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21:17
"Don't you want somebody to love..."
C'est avec dans les oreilles le refrain entêtant de l'avion Jefferson que je tape ce texte, en me demandant si c'est le dernier. Il n'y a plus de sens. Le temps où j'aimais m'ouvrir à
un public plus ou moins inconnu est révolu. Je n'ai aucune inspiration pour de petits articles critiques, sentimentaux ou acides. D'autres projets, à plus grande échelle, qui verront
peut-être le jour si j'arrive à m'y mettre ont pris la place. L'abscence de contact avec mes lecteurs rend d'ailleurs la tâche totalement dépourvue d'intérêt.
Et puis le monde du blog et du contact informatique m'est de plus en plus étranger. Dans quelques mois je serais plongé, non plus dans l'actualité de la socio-économie sur écran plat,
mais bien dans la beauté des oeuvres d'hier sur de vieilles pages jaunies.
Je n'invoque pas le manque de temps, car j'ai tout le temps qu'il me faut. D'autres priorités plutôt. Un "je t'aime" proféré entre deux soupirs m'a pris à son doux piège.
Et puis de toute façon, tout ça ne vous intéresse probablement pas. Même si (j'espère) certains ont su apprécier l'humour de ma critique de la Passion, je doute qu'un plus ample étalage de mes
goûts cinméatographies ou autres, ou de ma vie sentimentale puisse vous importer.
Suite orchestrale n°3 de Johann Sebastian, maintenant, "Air on a G string" pour les profanes.
Non, ce n'est plus la peine. Le temps est passé et a emmené ce qu'il restait. Cet endroit n'a plus de sens car il n'a plus de destinataire. Le silence s'est fait dans l'âtre et le vent
a éparpillé les dernières cendres tenaces. Un souvenir sans émotion remonte, un cliché mièvre d'un voyage en bus qui se terminait pendant que Jim Morrison chantait que c'est la
fin.
Par Kold
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Publié dans : Dusk
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Jeudi 8 mai 2008
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16:56
La passion du Christ est un film (pas très passionnant, d'ailleurs) de Mel Gibson (connu pour des films géniaux comme Mad Max 3
ou Apocalypto) qui a soulevé une polémique quant à son antisémitisme (le film, pas Mel Gibson. Quoique..). On y voit Jésus d’abord accueilli en héros puis plus tard se faire cracher dessus et
injurier, dans la plus pure manifestation de l’expression « sic transit...». Tout cela n’a rien de scandaleux et lez film décrit des situations
tout à fait normales (bon, évidemment, il faut tenir compte du contexte). Jésus était un jeune rebelle et les gens aiment bien ça. Ça donne une impression de pouvoir de crier « ouais, c’est
vrai, ça » à une quelconque diatribe au gouvernement. Jusqu’à un certain point.
Puis arrive ce que nous raconte la Bible (ici dans un style moins édulcoré) : Jésus est fouetté, battu, crucifié et carrément
insulté. Beaucoup de gens ont été choqués par les scènes de violence. Pas moi. Mais bon, les coups et les douleurs…
Ce qui est sûr, c’est qu’on ne le voit pas beaucoup tendre l’autre joue, peut-être parce qu’on lui fouette le dos (allez donc essayer
de tendre l’autre dos).
Les hauts dignitaires juifs sont (très) clairement désignés dans le film comme responsables de toute cette violence, et c’est pour ça
qu’on l’a taxé d’antisémitisme. En fait, il nous ressort le même argument pourri ; « on aime pas les juifs parce que c’est eux qui ont crucifié Jésus ».
Là, je me permets de me marrer un peu. Parce que, franchement, il n’y a aucune raison de leur en vouloir. Imaginez aujourd’hui un
jeune barbu aux cheveux longs qui traîne dans la rue et qui plaide pour la paix dans le monde, l’amoure entre les hommes et le partage des richesses (et je passe sur ses délires comme quoi il
serait le fils de Dieu). Je vois déjà toutes les têtes des bourgeois de bonne famille prendre une expression indignée. Un type comme ça se ferait immédiatement descendre par toute personne
non-gauchiste et irait grossir les rangs des marxistes déçus de la LCR. Ils faisaient juste moins dans la finesse au temps des romains.
Même dans les années 30-40 où cet argument était très présent dans le quotidien, les hommes comme le type susnommés étaient dans une grande partie
de l’Europe envoyés en voyage organisé en Pologne. Plus tard, aux Etats-Unis, ils étaient envoyés en prison à vie ou executés.
Je ne vois donc vraiment pas comment on peut reprocher aux Juifs de faire ce qui, à l’époque, était normal de faire avec
les gauchos qui les emmerdaient.
Par Kold
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Publié dans : Critique
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Vendredi 2 mai 2008
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16:19
Par Kold
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Publié dans : Dusk
0
Dimanche 27 avril 2008
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12:10
« Mennesket er et dyr som søker selskap med sin
art ». En clair “l’humain est un animal qui cherche la compagnie de ses semblables ». C’est vrai et c’est chiant.
Il y a des jours où j’ai envie de remonter dans le temps, d’aller me voir moi-même et dire : attention, mec, ça va mal tourner ! C’est vrai, ça a mal tourné(hardly surprising). À long
terme. Ça le valait, c’est sûr, même si aujourd’hui son bonheur indéniable me nargue. Du genre « you got punk’d »(remarquez, je lui en veux pas d’être heureuse, loin de là, mais je m’en
veux de vouloir être dans la même situation qu’elle).
Passke le résultat est là et se résume en une phrase de notre ami moustachu au regard fou : « humain, trop humain ». Je l’ai déjà utilisée en pareille circonstance, d’ailleurs.
C’est maintenant qu’il me le faudrait, cet égoïsme cynique teinté de mépris pour tout ce qui est sentiments, le tout enveloppé d’une belle couche de black-metal extrême. On a du mal à le croire,
comme ça, en me voyant grimé et hurlant sur la scène, mais j’ai vraiment perdu. Ce qu’il reste ? Un caleçon très apprécié et le sentiment de tenir plus de l’ange que du démon. "Hvor er da
ditt Hats ild? Det er flyktet foran elskovens storslaatte brann!" pour citer Bjørnson.
Et le fait que j'évolue vers l'âge adulte ne m'aide pas vraiment non plus. Les extrêmes ont disparu et je me retrouve en humain timoré et ridicule, un faux cynique de bar aux aspirations
littéraires. Je préfèrerais même être ange comparé à ça. Menschliches, Allzumenschliches, et c'est ridicule.
Par Kold
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Mardi 15 avril 2008
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17:01
Un petit tour en ville aujourd'hui. Des nuages blancs défilent lentement dans le ciel bleu pendant que mes pas me conduisent
verq la cathédrale. Les lourds battants sont ouverts et j'entre. J'ai toujours préféré la cathédrale de St Jean à la basilique de Fourvière, même de l'extérieur. Fourvière est trop chargée; de
statues, d'or de fresques, et il y règne le constant murmure des touristes émervéillés.
St Jean, au contraire est quasiment vide. Seules quelques personnes marchent sous les voûtes, joignant l'écho de leurs pas au doux son des cantiques diffusés à bas volume par de petits
haut-parleurs dissimulés dans la structure. J'avance lentement au milieu des rangs de chaises, sur les dalles que des centaines de milliers de pieds ont poli au cours des siècles. Je m'assieds au
troisième rangsur une chaise au bois usé et grinçant et ferme les yeux. Rien de tel que la paix qui règne dans cette église. Même la Nature, dans sa toute-splendeur ne peut l'égaler. Le bruit n'y
est jamais dompté, il y a toujours une touche sauvage à sa douceur et son opulence, surtout au printemps est fatiguante. ici, les lignes harmonieuses apaisent et les bruits adoucis ne dérangent
pas. Le dénuement est tel qu'il permet de laisser vagabonder ses pensées sans être dérangé.
Un passage de flûte si beau qu'il fait frissonner me tire de ma rêverie, mais de telles interruptions ne sont pas importunes. Celui qui a dit que nos plus belles réalisations étaient dédiées à Dieu
avait peut-être raison. Etant ici, on oublie les maux qu'apporte la religion, chez lui, Dieu n'et que Paix et il nous laisse profiter de ses murs pour reposer nos âmes.
Ainsi, enfin libéré je sens les larmes couler doucement sur mes joues. Je me sentirais mieux en sortant, que je ne l'ai fait depuis samedi soir...
Par Kold
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0
Vendredi 21 mars 2008
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21:34
A 21 heures 38 plus précisément. Normalement, c'est marqué en bas de l'article.
Ce soir il fait moche dehors et c'est pas le temps estival à l'intérieur non plus (en disant "à l'intérieur", je parle de celui
de ma tête, ce qui est le thème principal de ce blog, quand même).
Je viens de voir MR73 avec mon brother, William. Un bon film, un peu cliché aquand même sur certains cotés, mais avec la bonne ambiance sombre que j'aime bien. Beaucoup de noirceur humaine. But I
digress.
Je ne vais pas être pris en prépa, ce qui peut limite être considéré comme une bonne chose, parce que me connaissant (à peu près), je n'aurais pas pu suivre le rythme. J'en connais qui y arrivent
(non sans mal) et ce n'est vraiment pas mon trip. Le sacrifice de ma liberté et de mon confort à moi pendant deux ans ne vaut pas l'avantage que ces années auraient pu m'apporter.
Un peu fatigué, un peu le spleen, MR73, Dorian Gray et Chopin n'aident pas vraiment. Les Scorpions non plus, ils ne font que souffler la poussière qui s'est entassée.
Pourquoi me dira-t-on? Comme je disais, noirceurs humaines et ambiance musicale nocturne, en plus du fait que je ne peux voir ma Lou ce soir, que j'ai des mauvais résultats, et en plus le pop-up
merdique d'over-blog me rappelant que l'article a été sauvegardé me tape sérieusement sur les nerfs...
Je ne sais plus qui a dit "les gens heureux n'ont rien à reconter" mais il/elle a diablement raison! Je ne viens sur ce blog que pour me plaindre. Enfin, c'est vous que ça dérange le plus, je
pense.
C'est tout pour ce soir, je pense. Un petit coup de la sonate 14 de notre ami Ludwig Van histoire de bien enfoncer le clou. Juste pour montrer à mes trois lectrices inconditionnelles (hahaha!)
que je suis en vie.
Par Kold
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Vendredi 14 mars 2008
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19:59
I don't mind you keeping me on beds of needles
If I could only stick to y0u
An y0u stick me too
Par Kold
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Publié dans : Dusk
1
Dimanche 6 janvier 2008
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18:44
Pourquoi bonne année, remarquez ? Passke on peut espérer que après le 31 décembre, tout irait mieux ? Ca fait penser aux gosses qui avaient des
rêves pour 2000, comme si quoi que ce soit allait changer.
Mais non, on se réveille avec la gueule de bois, une maison sale à ranger, rien au petit dèj’.
Et Bush est toujours président aux UE, et y’a toujours autant de mendiants dans les rues et les costards de Armani sont toujours aussi chers, les CD’s
d’Ulver restent introuvables, j’ai toujours les mêmes mauvaises notes et la même sale gueule. On peut aussi aller se marrer à propos des bonne résolutions hinhin rien que le terme me fait
marrer ! Non, franchement comme s’il y avait qui que ce soit d’entre nous qui serait assez FOU pour tenir des promesses de travail ou de gentillesse, qu’il a faites en étant probablement
déjà assez éméché pour ne plus s’en souvenir le lendemain. Moi, j’devais arrêter de me ronger les ongles (Ha !), je saigne déjà au majeur gauche, et travailler correctement (Hahaha !)
et j’ai passé la journée à glander. Le seul truc positif avec le 31, c’est qu’on peut boire beaucoup sans passer pour un alcoolique (tout le monde le sait déjà, t’façons) et oublier un peu les
misères de ce monde (les CDs chers, les fauteuils inconfortables, le champagne déjà vide et tout ça…). J’ai une copine aussi, c’est positif. (Ou as-tu trouvé l’ivresse nécessaire ? Fallait
vraiment un nouvel an, ma Lou ;) !)
Par Kold
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Vendredi 28 décembre 2007
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21:11
Par Kold
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Publié dans : Dusk
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Jeudi 29 novembre 2007
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20:37
(ou la grande indécision).
Oui, c'est le temps des changements. Quelques nouveautés au niveau de la déco, comme vous pouvez voir.
Nouveautés mais aussi indécision. Car derrière ce mot à l'orthographe douteuse est ce qui sera peut-être mon avenir proche et plus éloigné. Mais les tiraillements sont incesants, dans ma chambre où
je m'emferme pour douter et remettre en question ce qui a été mon mode de vie depuis si longtemps. Cherchant l'inspiration dans le regard de mes idoles accrochées aux murs, je n'y lis rien
d'engageant. On pourrait, en tendant l'oreille, entendre leur murmure...Carpe Diem...Rien de nouveau à chercher chez eux.
Les trois trolls, eux, n'apportent pas plus de réponse. Les deux premiers n'expriment rien par leur regard vide. Le troisième, courbé par les questions, ne fait que refléter mon désarroi.
Finalement, mon regard se porte vers le général. Son cheval se cabrant, la cape soulevée par le vent alpin, ses troupes fidèles avancant derrière lui...Son regard n'exprime que détermination, le
doigt tendu vers le sommet, vers ce col qu'il passera avec son armée.
Portant, malgré le soutien du grand homme, je me sens vaciller sous la peur de l'inconnu. pour combien de temps encore, courbé sous le poids des questions? Point de général, mais bien le troll
fragile, bourru,seul devant la Question qui se pose...
Alors, Hypokhâgne or not?
Par Kold
-
Publié dans : Dusk
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